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Diversidays, 3ème étape pour accélérer l’inclusion numérique

Diversidays, 3ème étape pour accélérer l’inclusion numérique

Diversidays, 3ème étape pour accélérer l’inclusion numérique

Après la seconde édition des Diversidays, à Toulouse, nous avions émis trois vœux pour que cette année soit celle d’une révolution numérique inclusive. Trois mois plus tard, nous faisons étape à Lyon en Auvergne-Rhône-Alpes à la découverte de 7 nouveaux talents, mis en avant. A cette occasion, les bénévoles, décideurs, acteurs privés, publics et associations du dispositif ont joué un rôle essentiel pour faire en sorte que la tech française reflète la France des territoires. Une édition qui a fait l’objet d’annonces de la part du Secrétaire d’Etat au numérique et de nouvelles perspectives Diversidays dans ces dispositifs. Bilan et nouvelles perspectives

Nous y voilà : la troisième édition des Diversidays vient de s’achever à Lyon. Elle nous a permis de mettre en avant des profils aussi divers qu’exceptionnels. Des héros qui s’ignorent, pour deux raisons : d’une part, parce que l’intérêt sociétal de leurs projets leur paraît une évidence, et d’autre part, parce qu’ils.elles sont issu.es de parcours diamétralement opposés. Leur point commun : ils.elles tiennent debout face aux préjugés, aux injustices sociales et aux inégalités.

Debout contre les préjugés

C’est le cas d’Alend, 18 ans, qui a quitté sa Syrie natale pour fuir la guerre. Aujourd’hui, Alend est le créateur de la chaîne artistique A21, qui vise à promouvoir le travail des artistes étrangers peu médiatisés comme son père, pyrograveur depuis trente ans. Les Diversimakers mènent une autre forme de guerre, celle contre les préjugés, et changent les mentalités. Ainsi, Julie de Araujo, qui a longtemps souffert d’être estampillée “garçon manqué”, se bat pour l’inclusion : elle mène des campagnes de sensibilisation contre l’homophobie dans les collèges, et y dirige le projet Ell’oweb, destiné à attirer les lycéennes vers les métiers du numérique.

Aucun texte alternatif pour cette imageDebout pour l’inclusion numérique

Un autre guerrier du numérique solidaire, Martin Leclercq, met son incroyable énergie au service d’ateliers numériques pour les personnes âgées, avec Papimamie Digital, et assiste chaque jour à ce qu’on peut appeler l’”éveil numérique” des aînés : il nous met en garde contre la fracture numérique entre les générations. Il partage en cela la même préoccupation que Samuel Eyre, cofondateur des Bricodeurs, une association dédiée à l’accompagnement de tous vers l’apprentissage des métiers du numérique. Conscient que l’apprentissage est efficace lorsqu’il est effectué en groupe, Samuel fonde Wecolearnapplication de rencontre entre autodidactes, qui met en relation des apprenants dans tous les domaines.

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Debout pour une technologie utile

Mais ce n’est pas tout : nos Diversimakers sont aussi citoyens du monde, et c’est en citoyens du monde qu’ils agissent. Idrissa Diallo, fondateur de Makiti Africa, fait partie de la génération “passerelle” entre l’Afrique et l’Europe. Il met à profit ce statut en créant une plateforme de mise en relation entre les commerçants du secteur informel africain et les industriels européens, afin de faciliter l’accès aux produits de qualité. Ou encore, Khaled Al Mezayen, fondateur d’Inovaya, ne vise ni plus ni moins qu’à étancher la soif dans le monde. Il crée en effet une solution technologique de filtrage de l’eau, afin que celle-ci ne soit plus une option dans certaines parties du monde, mais un acquis pour tous. Et enfin, Yacine Belarbi, à la tête de Lyko. Une plateforme de comparaison et de réservation qui propose à ses utilisateurs la solution idéale pour les trajets entre ville et aéroport. Yacine est cofondateur de la société, et son parcours est inspirant, tant il déjoue les clichés… « J’ai eu envie de vérifier l’honnêteté de ma copine en hackant son compte Facebook – je sais, ce n’était pas ma meilleure idée. Mais de fil en aiguille, j’ai réussi à récupérer 200 mots de passe Facebook en créant une page Internet à l’image de l’interface de connexion du réseau social. ». Fort de ce premier succès, Yacine va s’inscrire à Simplon, pour devenir développeur web. 7 mois de formation intensive qui ont allumé des étoiles dans les yeux du rêveur qu’il est, avec, à la clé, la proposition d’un diplôme professionnel en alternance à la fin de la formation. Mais notre hacker ne s’arrête pas là ! il s’inscrit au même moment au programme Entreprendre pour Il y fait la connaissance de son futur associé, Laurent, et garde le contact avec l’équipe du programme.

Le monde n’a-t-il pas toutes les raisons de nous envier cette incroyable mosaïque ? Cette source précieuse d’idées nouvelles et révolutionnaires, ne correspond-elle pas à la nature profonde, à l’idée même de la France ?

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De nouvelles priorités à dessiner : Diversidays aux côtés des pouvoirs publics

Mais l’accompagnement et mise en avant sont loin d’être suffisants. Mounir Mahjoubi, qui nous a fait le plaisir de lancer cette troisième édition, l’a souligné à juste titre : il reste encore du chemin pour que la France numérique ressemble à la France des territoires. Et cette fois-ci, le gouvernement s’y engage : Diversidays fait partie des partenaires clés du gouvernement pour que les vœux que nous avions formulés à la fin de l’année écoulée deviennent une réalité.

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Mounir Mahjoubi annonce le lancement de French Tech Tremplin

Les actions commencent dès maintenant, avec le lancement de French Tech Tremplin. Retour en arrière : il y a deux ans, le dispositif French Tech lançait l’initiative French Tech Diversité pour donner leur chance aux entrepreneurs du numérique issus des milieux populaires. Après un POC (proof of concept) réalisé via l’accompagnement de 35 projets d’entrepreneurs, certaines des pépites accompagnées ont pu répondre présentes au CES de Las Vegas. Si c’est bien la preuve que l’on peut transformer les choses, il reste encore des failles à combler. Exemple: le financement alloué aux entrepreneurs de la French Tech Diversité ne compte pas la rémunération des porteurs de projet. Un problème mineur lorsque vous avez votre famille pour vous soutenir financièrement. “Mais lorsque vous venez d’une famille au passé plus ou moins difficile, où l’entreprenariat et la prise de risque qu’il implique ne sont pas toujours en odeur de sainteté, difficile de se consacrer à son projet sans rémunération”, rappelle Mounir Mahjoubi.

Par ailleurs, les nombreuses initiatives indépendantes telles que Diversidays ont besoin d’un appui solide de la part des pouvoirs publics afin que les actions mises en place soient pérennes.

C’est pourquoi le gouvernement lance cette année le dispositif French Tech Tremplin. French Tech Tremplin est un système fondé sur deux piliers :

  • Accompagner des programmes et des associations d’envergure nationale, telles que Diversidays. Ensemble, nous accélérerons les évènements de sensibilisation et de formation afin de maximiser les chances des porteurs de projets. L’idée : montrer que l’entreprenariat n’est pas un pré carré, mais un itinéraire accessible à ceux qui en ont la volonté.
  • Porter, accompagner et financer 500 entrepreneurs sur l’ensemble du territoire. En fonction de leurs besoins quotidiens, les entrepreneurs de la tech issus des milieux populaires ou des Quartiers Politique de La Ville (QPV) recevront un financement qui leur permettra de se consacrer pleinement à leur projet.
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Instaurer une dynamique pérenne

En prenant à bras-le-corps la question de l’inclusion, le gouvernement met le doigt sur un problème économique. L’uniformité sociale dans la tech ne représente pas seulement une incohérence vis-à-vis de la France plurielle ; elle occasionne aussi un manque à gagner considérable. En témoignent les projets incroyables dont nous sommes témoins à chaque édition des Diversidays. Il est donc essentiel que les engagements dans ce sens s’inscrivent dans une dynamique permanente.

Si le numérique peut effacer les frontières, encore faut-il activer nous-mêmes les leviers du pont. C’est aujourd’hui que nous devons réduire la fracture numérique qui éloigne certains seniors, mais aussi les plus jeunes, les milieux populaires et les centres de décision, les femmes des hommes. C’est maintenant que les formations doivent déferler dans les quartiers, que les initiatives doivent êtres soutenues et promues. Plus que jamais, nous sommes engagés pour que tous les français aient une place de choix dans le monde qui vient.

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